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Liste des analyses par domaine Nouvel arrêté ministériel fixant les critères de sélection des donneurs de sang :

Arrêté du 12 janvier 2009 fixant les critères de sélection des donneurs de sang.

En application de l’arrêté ministériel du 12 janvier 2009 fixant les critères de sélection des donneurs de sang, les possibilités de dons sont élargies et certaines contre-indications sont levées, sans remettre en cause la sécurité des donneurs et celle des receveurs.

Le résumé des principales modifications applicables à partir du 19 avril 2009 :

1. LIMITES D’AGES : le don est possible jusqu’à 70 ans (veille du 71e anniversaire), avec les précisions suivantes :

- de 18 à 65 ans (veille du 66e anniversaire) TOUT DON EST POSSIBLE (sauf granulocytes = globules blancs, exceptionnels, jusqu’à 50 ans)

- un PREMIER don APRES 60 ans est POSSIBLE mais soumis à l’appréciation du médecin.

- APRES 65 ans, seul le DON TOTAL est autorisé (pas d’aphérèse)

Aptitude

2. FREQUENCE des prélèvements :

- sur 12 mois, avec une tolérance de 15 j, le nombre total de dons possible, tous types confondus, a été augmenté à 24

- le nombre maximal de dons de SANG TOTAL passe à 6 chez les hommes et à 4 chez les femmes

- le nombre maximal de dons de PLAQUETTES par aphérèse passe à 12

- le nombre maximal de dons de PLASMA passe à 24

3. INTERVALLES entre les dons : PAS DE CHANGEMENTS

- 2 SEMAINES entre un don de PLASMA et un don de CELLULES

- 4 SEMAINES entre un don de PLAQUETTES et tout autre don de CELLULES

- 8 SEMAINES entre 2 dons de SANG TOTAL

4. SELECTION MEDICALE

a. Un poids de 50kg reste requis pour tout type de don

b. Une modification importante concerne l’APHERESE : ne sont plus pris en considération les antécédents d’asthme modéré ou d’allergie sévère. l’ASTHME SEVERE (crises fréquentes, symptômes nocturnes fréquents, activité physique limitée) reste une contre-indication POUR TOUT TYPE DE DON. Un don quel qu’il soit avec antécédent avéré d’allergie sévère (anaphylaxie) est soumis à l’appréciation du médecin.

c. Les règles de sélection des donneurs pour dons de sang et de plaquettes sont applicables également pour le don de plasma pour fractionnement en ce qui concerne :

- les INFECTIONS (respect de 2 semaines entre la fin des symptômes et le don)

- les SOINS DENTAIRES (délai de 1 jour. après un soin de carie, de 7 jours après détartrage, traitement de racine ou extraction dentaire)

En revanche pour les voyages en zone à risque de paludisme et de maladie de Chagas, ainsi que pour les zones à risque de virus West-Nile pendant les périodes d’exclusion, le don en plasma pour fractionnement reste possible.

d. Maladies auto-immunes

Certaines pathologies liées à la présence d’auto-anticorps ne sont plus des contre-indications si elles ne concernent qu’un organe (la thyroïde par exemple) ET si l’état général est bon.

e. Interventions neurochirurgicales

Les interventions chirurgicales sur le cerveau, sur la rétine ou le nerf optique ne constituent des contre-indications que pour celles antérieures au 1/4/2001, par précaution vis-à-vis du risque de transmission de la maladie de Creutzfeld-Jacob ou de son nouveau variant.

L’ajournement des personnes ayant été transfusées ou ayant séjourné plus d’1 an au Royaume Uni est maintenu (sauf pour la République d’Irlande qui n’est plus concernée).


Liste des analyses par domaine Communiqué de presse :

- Grande cause nationale 2009 -

Lire le communiqué de presse du Premier ministre.

Liste des analyses par domaine Virus du Chikungunya et transfusion sanguine :

Dans le cadre de l’épidémie de virus Chikungunya qui sévit actuellement sur l’île de La Réunion, et afin de prévenir la transmission de ce virus par la transfusion de plaquettes sanguines, deux personnes de l’EFS – Alsace, Hervé Isola (responsable de la préparation des produits sanguins) et Daniel Kientz (médecin responsable des prélèvements par aphérèse), se sont rendu sur place, afin d’aider le Dr Patrice Rasonglès et son équipe de l’EFS – La Réunion à mettre en place la technique d’inactivation des agents pathogènes dans les concentrés plaquettaires par la méthode Intercept®.

Cette mission qui s’est étendu du 20 au 23 février 2006, a abouti à la production de 100% de plaquettes sanguines d’aphérèse, inactivées pour les agents pathogènes connus, depuis le 20 mars 2006 à La Réunion.

Liste des analyses par domaine Transfusion: généraliser les techniques d'inactivation des agents pathogènes n'est qu'une "question de temps", estime un spécialiste :

PARIS, 25 janvier (APM) - L'adoption généralisée des techniques d'inactivation des agents pathogènes dans les produits sanguins labiles n'est probablement qu'une "question de temps", malgré un rapport coût-bénéfice très élevé, estime un spécialiste de la transfusion sanguine français.

Le Pr Jean-Pierre Cazenave, de l'Etablissement français du sang (EFS) Alsace et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à Strasbourg, s'est exprimé mardi devant l'Académie de médecine sur le thème de l'"inactivation des agents pathogènes dans les produits sanguins labiles: sécurité transfusionnelle et impact économique".

A l'heure actuelle, le niveau de sécurité transfusionnelle est déjà très élevé avec les mesures déjà mises en place: sélection des donneurs, dépistage des virus transmissibles, déleucocytation et, plus récemment, dépistage génomique du VIH et du VHC.

Mais "il persiste un risque résiduel de transmission d'une infection", bactérienne avec les concentrés de plaquettes et parasitaire avec les concentrés de globules rouges. En outre, un risque viral existe notamment en raison de la fenêtre sérologique et avec l'apparition de nouveaux virus comme celui du Nil occidental (West Nile) ou le coronavirus responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), rappelle le spécialiste dans le texte de son intervention.

D'où l'intérêt de méthodes d'inactivation à large spectre des agents pathogènes dans les produits sanguins labiles (plasma, plaquettes, globules rouges) qui agissent au niveau des acides nucléiques avec des agents photosensibles (notamment Intercept* de Baxter et Cerus avec l'atomosalen, déjà autorisé, et Mirasol* de Navigant et Gambro avec la riboflavine).

La première méthode est applicable aux plaquettes et au plasma, la seconde pourrait l'être aussi aux globules rouges. Néanmoins, "l'inactivation des agents pathogènes dans les concentrés de globules rouges est à plus lointaine échéance", estime Jean-Pierre Cazenave.

Il souligne toutefois la nécessité d'études pour à la fois démontrer l'efficacité d'inactivation des agents pathogènes et vérifier que les produits ainsi inactivés ne présentent pas de toxicité lors de la transfusion et restent équivalents au niveau thérapeutique aux produits non inactivés.

Si l'intérêt de ces méthodes ne fait pas de doute pour aller encore plus loin dans la sécurité des produits sanguins labiles, en revanche la question du coût se pose.

Pour le dépistage génomique viral, désormais généralisé, il est estimé qu'une mort évitée revient à "environ 60 millions d'euros". On est largement au-delà des limites communément acceptées de rapport coût-efficacité. Selon Jean-Pierre Cazenave, le rapport coût-efficacité de l'inactivation des plaquettes par l'atomosalen serait "comparable".

Mais même s'"il est évident que le coût de ces mesures sera très important", le spécialiste strasbourgeois estime qu'"à terme, l'objectif qui semble avoir le plus de sens est l'introduction universelle des méthodes d'inactivation des agents pathogènes pour tous les produits sanguins labiles". Mais cela sera "progressif, pas à pas".