Les thèmes - UMR-S725

EQUIPE 1 (Directeur : Dr François Lanza)L'UMR-S725 : "BIOLOGIE DES CELLULES DENDRITIQUES HUMAINES" (Directeur Dr D. Hanau)

L'équipe se compose de onze personnes, dont deux ont une formation médicale, les autres ayant une formation scientifique en immunologie, biochimie, biologie et en biotechnologies.

 

Comptant deux chercheurs "habilités à diriger des recherches" l'équipe est un laboratoire d'accueil pour les masters « Physiopathologie Cellulaire et Moléculaire » et « Biologie Cellulaire Intégrée » de l'Université de Strasbourg.

 

L'équipe forme également des doctorants dans le cadre de l’Ecole Doctorale des « Sciences de la Vie et de la Santé », accueille des post-doctorants et participe à l'enseignement de l'immunologie dans les universités de Strasbourg, Paris VII et Tours.

 

Cette recherche est centrée sur les cellules dendritiques humaines qu'il s'agisse des cellules dendritiques de l'épiderme, les cellules de Langerhans, ou de cellules dendritiques différenciées in vitro à partir (i) de cellules précurseurs monocytaires du sang périphérique ou (ii) de progéniteurs hématopoïétiques CD34+ du sang périphérique ou du sang du cordon ombilical.

 

Dans le passé, l'équipe a étudié - sur le plan des propriétés biochimiques et cellulaires, à l'aide de techniques de biologie moléculaire, de biologie cellulaire et d'immunologie :

(i) des molécules présentatrices d'antigènes : les molécules du CMH de classe II, HLA-DR, et les molécules CD1a, CD1b, ainsi que

(ii) des protéines impliquées dans la présentation des antigènes. Parmi ces molécules figurent des "récepteurs", comme le RFcγRII/CD32 (transmembranaire ou soluble), le RFcεRI, la Langerine des cellules de Langerhans épidermiques, les récepteurs communs aux molécules de stress Hsp60 et Hsp70, présents sur les cellules dendritiques dérivées des monocytes. Enfin, nous avons eu l'opportunité d’identifier et de caractériser des déficits en transporteur de peptides (molécules "TAP"). Périodiquement, le laboratoire a la possibilité d’identifier de nouveaux cas venant des 5 continents.

Au cours des dernières années, le laboratoire s’est focalisé sur l’étude de la lectine CD207 (Langerine) et la molécule CD1e. Nous avons ainsi élucidé comment la molécule CD207, en conjonction avec d’autres protéines, contrôle la formation de compartiments particuliers aux cellules de Langerhans, les granules de Birbeck.

Le laboratoire a démontré l’existence de la molécule CD1e et identifié sa fonction. Cette molécule s’avère modeler la réponse immunitaire en favorisant en particulier l’apprêtement d’antigènes lipidiques de mycobactéries. Nous avons récemment identifié une protéine (p27) associé à la molécule CD1e dans son transport vers les compartiments de la présentation antigénique.

 

Actuellement, nos efforts se concentrent sur :

(i) le CD1e.

- en précisant la relation entre sa structure et sa fonction; il s’agit de déterminer la structure tridimensionnelle de cette molécule par cristallographie, d’identifier la spécificité de la molécule CD1e par mutagénèse dirigée en évaluant l’effet des mutations sur la présentation antigénique, sur le spectre des molécules lipidiques liant cette molécule ;

 

- en comprenant le rôle de la protéine p27 dans le transport et la fonction immunologique de la molécule CD1e, plus généralement dans la fonction immunologique des cellules dendritiques ;

 

(ii) les granules de Birbeck:

- en identifiant les composantes de la machinerie moléculaire (molécules Rab) responsables de la dynamique de la Langerine et de la biogénèse des granules de Birbeck dans les cellules de Langerhans épidermiques ;

 

M10-22E (Langerin+) : Effect of mutant GFP-Rab11- GTP
Effect of mutant GFP-Rab11 - GTP

- en précisant le rôle de la Langerine dans la présentation d’antigènes par les molécules CD1a ;

 

(iii) les spécificités fonctionnelles des cellules de Langerhans.

Nous avons établi le transcriptome des cellules de Langerhans et l’avons comparé à d’autres cellules denrtiques. Cette analyse à permis d’identifier de nombreux gènes plus particulièrement exprimés dans les cellules de Langerhans. Il s’agit maintenant d’étudier l’impact de ces gènes dans la fonction immunologique de cellules de Langerhans et de d’évaluer si la modulation de l’expression de ces gènes dans d’autres cellules dendritiques permettra de développer de nouveaux produits thérapeutiques.